Cardio or not cardio ?

Utilisation de la fréquence cardiaque dans les sports d'endurance : un outil intéressant ?

L'usage du cardiofréquence mètre se banalise dans le monde des sports d'endurance, est-ce un outil indispensable à la progression ou un simple gadget ? En voyant les sportifs du plus haut niveau utiliser ce type de matériel, il est légitime de penser que son utilisation revêt un certain nombre d'intérêts ; maîtrise de l'intensité, optimisation de la qualité du travail... voyons dans quelle mesure son usage est bénéfique.

LA FREQUENCE CARDIAQUE :

Elle est un indicateur fiable de l'intensité relative des exercices de moyennes (à partir de 2h. minimum) ou longues durées. Cela suppose des conditions à ne pas oublier :

- Il faut bien entendu que les mesures concernent un exercice qui implique majoritairement le système aérobie.

- Il faut éviter de tirer des conclusions de mesures en comparant des données d'autres sportifs. Chaque sportif a ses propres caractéristiques en terme de réponse cardiaque tant au repos qu'à l'effort : une FC de repos qui lui est propre, tout comme sa FC max ainsi qu'une évolution de la FC en fonction de la vitesse personnelle.

- Il faut malgré tout tenir compte que certains facteurs peuvent influencer la FC : l’émotion, le stress, les facteurs hormonaux, nerveux, la vigilance, les conditions ambiantes (la chaleur, le froid, le vent, la pluie, la température, l’altitude…)….cependant, et malgré ces paramètres, la FC reste un indice précieux.

LES OUTILS DE MESURE :

Désormais les cardiofréquence mètres offrent une grande fiabilité dans l’expression de la fréquence cardiaque et leurs multiples fonctions permettent une analyse plus fine des données recueillies. Les marques comme Polar, Garmin, Suunto parmi les plus en pointe, proposent une gamme vaste de produits de la plus simple indication de la FC à toute une série de données relatives à l’exercice.

QUELQUES RAISONS D’UTILISER LA FC AU COURS DES SEANCES D’ENTRAINEMENT :

- Etablir un état des lieux de son potentiel maximal aérobie : Pour cela, il faut s’appuyer sur un test progressif maximal afin de déterminer sa vitesse maximale aérobie (VMA), en parallèle, un enregistrement de la FC va permettre de montrer l’efficacité du système aérobie et de mettre en relation la FC et la vitesse à chaque palier. Par une analyse de la courbe, cela va donner ensuite les moyens d’élaborer les bonnes intensités de travail selon l’objectif visé. - Mise en relation de l’intensité d’un exercice et l’impact qu’il induit sur le métabolisme aérobie.

- Evaluer les effets d’un entraînement : cela revêt de l’importance, notamment dans le cas d’un entraînement en « nature », c’est-à-dire sans repère métrique, le ‘cardio’ donnera alors par la FC le degré de sollicitation du métabolisme aérobie, la FC instantanée connue équivaut effectivement à un pourcentage du ‘max’ de l’athlète.

- Faire le bilan de l’assimilation des séances ; selon l’évolution de la FC au cours de la séance, les dérives pulsatives ou non…, la FC donnera un aperçu intéressant pour calibrer l’intensité des séances.

- Avoir un regard précis sur la récupération post-exercice en observant la pente de la FC qui suit l’effort.

 

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